En voyage pour Helsinki!

07/06/2012

18h00

Nous sommes sur le bateau qui nous amène à Helsinki, en Finlande. Un voyage d’une journée, nous arrivons le lendemain matin à 10h00 et nous remettrons les voile dans la soirée, avant de revenir dimanche matin. Cependant une seule journée pour visiter Helsinki, ce n’est pas énorme. Au moment où j’écris, nous nous sommes dirigés sur la plateforme tout en haut, qui est ouverte et où brille un soleil magnifique. Je saisis cette occasion pour prendre un peu de couleur. Fredrick profite également d’un bain de soleil, donc nous nous asseyons sur un banc et levons le menton en nous laissant embrasser par le soleil. Je profite des intervalles où Fredrick sirote sa bière pour écrire. Pourquoi ne pas s’arrêter un instant ? Ne vous méprenez pas, tout ce qu’il dit est très intéressant, en plus il est d’une excellente compagnie et j’apprends beaucoup de choses avec lui, il est une vraie encyclopédie, mais je dois me concentrer à écrire et à écouter si je suis distrait.

En plaisantant, je lui dis: – Laisse moi écrire! Mais il continue à parler sans s’arréter.

Ce matin nous nous sommes levés tranquillement, nous avons fait ses valises mais à la fin il fait jour, et je

l’ai aidé à ranger quelques des boîtes et on finit par mettre la voiture dans le garage, alors Fredrick se sentait bien, heureux comme une palourde, car avoir un privé parking à Stockholm, c’est comme avoir une maison avec piscine à Rome.

À environ 15h00 nous quittons la maison et allons au port où nous esperons avoir le bateau pour Helsinki. Le trajet dure 17 heures, en passant par Ǻlland, une île entre la Suède et la Finlande, mais c’est un état à elle seule, comme San Marino. Administrativement ils ne paient pas d’impôts et la chose étrange est que, puisque nous passons par Ǻlland, toutes les boutiques à l’intérieur du bateau seront détaxées.

Fredrick qui adore faire du shopping, ne manque pas cette occasion. En effet, dès que le navire arrive sur l’île, Fredrick est à l’épicerie et profite du duty free pour acheter des choses de première nécessité: un chariot complet contenant 4 pack de bières, il me dit que c’est juste assez pour le voyage, une cartouche de cigarettes, deux bouteilles de vodka et du chocolat, le tout pour la modique somme de 100 €!

Nous posons le chariot avec les courses dans notre cabine et faisons un tour sur le bateau qui est énorme! Il ressemble plus à un bateau de croisière: au septième étage, il y a la réception avec la mascotte finlandaise, et une allée de boutiques, un bureau d’information, des restaurants et des cafés. Il pourrait être le Titanic, nous espérons ne pas tomber sur un iceberg ou à la fin du Concordia.

Au sixième étage, il y a deux restaurants, dont le buffet, où nous avons réservé pour ce soir. En outre, il y a le supermarché où nous étions allés auparavant. Il resemble à un supermarché quelconque, où les gens vont faire du shopping tous les jours, mais au lieu de trouver dans les sacs d’épicerie des oeufs, du pains et des pâtes, nous avons là des bouteilles de gin, de vodka, de whisky, des cartouches de cigarettes et des paquets de bonbons!

Au huitième, neuvième et dixième se trouvent les cabines. Tout le onzième étage est réservée à une boite disco – dans le style de New York.

Au douzième étage, le dernier, il y a une terrasse où je suis maintenant, deux bars en plein air, une piscine couverte pour les enfants et un bain à remous.

Tout au long de la route, on rencontre de nombreux îlots, curieusement habités. Vous pouvez trouver des châteaux, des maisons rurales ou de petites villas supermodernes. Cependant, même les maisons rurales peuvent coûter des millions d’euros. Nous passons devant une île trop petite pour être habitable, et où les déjections des oiseaux ont tués toutes les plantes et les arbres qui avaient grandi. Impressionant!

Le vent me caresse doucement, parfois me gifle comme les pingouins de Vigorsol, surtout quand ils sont près du bord à la rechercher de meilleures îlots.

Je repense à Oslo, le cadre d’Andersen. Je serais le pollen du pissenlit qui part en voyage, le vent me fait savourer la liberté, et en dépit de n’y avoir passé qu’un peu plus d’une semaine, grâce à Fredrick j’ai vécu beaucoup d’expériences. Et si ce n’est que le début. je ne sais pas quel sera le sort qui m’attend, je ne sais pas, et je trouverai des gens merveilleux comme lui, à qui, j’en suis certain, malgré sa conversation incessante, je dois chaque instant, chaque expérience. Et franchement, il n’y a pas de mots pour exprimer toutes les premières fois et les découvertes de ce voyage inoubliable. Je suis déjà de retour de Helsinki, il y a quelques heures, sept pour être exact, mais c’était intense!

(Translated by Didier Clareau)